MERCREDI 13 NOVEMBRE

 

                Déjà le milieu de la semaine et nous partons dans une semaine. Nous décidons de faire le maximum et de partir de bonne humeur avec Roger notre chauffeur et le Vitara,  rappelez-vous la boite à sardines du chef !

               Il fait très chaud et nous partons chez notre fournisseur historique où malheureusement nos négociations pour l’achat de matériels médicaux sont très tendues dans le climat actuel et vont mal se passer.

             Eh oui il faut entrer en conflit comme dit Pascal dans les négociations et jouer un coup de poker !

Nous le tentons en bonne intelligence quand je me rends compte que le lit vendu neuf est en fait un lit d’occasion d’exposition à un prix franchement inadéquat et avec un matelas abîmé !

 

             Devant l’absence de remise conséquente, nous haussons  la voix avec un peu de colère mais de façon courtoise mais clairement quand nous disons que nous n’allons rien acheter, personne nous retient et nous partons bredouilles, déconfits par leur réaction inattendue après deux jours de négociations ardues prêtes à aboutir (arroseur arrosé) , qui a fait le coup de poker ?

 

             Pascal va œuvrer dans la journée (bureau 84) pour relancer le processus avec diplomatie mais le téléphone ne répond plus et nous allons donc jouer la carte Modeste, le nouveau vendeur de matériel médical avec qui finalement nous allons faire une super affaire.

Nous achetons une grosse partie du matériel médical chez lui, ce Monsieur est calme ainsi que son fils, Antony, ce qui nous change de la matinée.

           Nous allons essayer d’envoyer au moins 2 lits d’occasion depuis la France (réformés par les hôpitaux) avec ASF et un stérilisateur à Carmel.

  

Peut être que les lecteurs de ce post auront une idée pour nous aider à trouver ce matériel nécessaire !
 

            

Nous allons directement à Mamba, les travaux avancent très vite, la peinture, la plomberie, et la fabrication d’une paillasse.  Christèle  est rayonnante au milieu de tous ses artisans. Nous devons inaugurer sa salle d’accouchement mardi prochain. Christian nous a rejoints et nous allons tous partir à Kinsoundi avec le médecin chef pour la réunion d’explications sur la déroute actuelle de ce centre.

   
          

Nous sommes sur place et nous sentons une tension dès notre arrivée avec Patrice. Nous sommes mis dans une salle comme au tribunal face à lui son chef et Alex, le Cosa sur un côté et les responsables sur l’autre. Nous découvrons Anicet qui, avec de nombreuses palabres, essaie de trouver des solutions à la décadence du centre. Il faut dire que nos remarques de samedi ont été prises en compte.

Anicet est un ancien gynécologue qui est rentré dans le public pour finir sa carrière de médecin. Il a un look club Med avec des baskets et  j’avoue être surpris par son « humanitude ». Il détonne un peu mais, au final, avec Alex qui l’épaule pour les problèmes de santé publique, il ne s’en sort pas si mal. 

Le centre est plus propre que « Monsieur Propre ». Patrice est proche de la retraite et une solution de remplacement va se mettre en place, ainsi que la remise en fonction de Babeth (Madame MALLET ! Enfin celle qui mettait  ma blouse de l’hôpital de Sully) 2 jours par semaine car elle abattait le travail de trois personnes.

 

             Nous nous quittons pour aller chercher une réserve d’eau que nous allons brancher sur la gouttière du toit tant les délestages d’eau sont fréquents dans la journée. Cette barrique de 1000 litres est utile pour avoir de l’eau facilement. Nous finirons notre journée par un passage aux établissements Guenin, où nous rencontrons Mélissa pour pérenniser notre chaîne alimentaire et enfin nous rentrons l’hôtel où nous mettrons deux heures à trier nos cartons et à les remettre en forme pour l’hôpital et les trois dispensaires.

 

Demain nous livrerons l’hôpital de Carmel et passerons un petit moment aux urgences pour voir le fonctionnement.


         Ce soir l’orage est très fort et nous sommes de véritables étuves avec le tee-shirt collé à la peau.

 Je vous passe les détails du déplacement dans une boite à sardine à 5.  Nous avons hâte de prendre une douche, l’ambiance tropicale est fatigante.

Bon sinon hier soir dîner au « chinois », l’« indien » était plein. Dans une salle remplie de chinois fumant la cigarette,  nous  avons pris les plats classiques, Nems, noodles, raviolis et porc et rapidement deux Ercefuryl.

 

          Pas simple de se nourrir sans trop de risques, et ce soir nous allons trouver un truc classique avec des frites… 
                                                    Nous vous souhaitons une délicieuse soirée.

                                                                           Philippe et Pascal

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